Identifiant :

Mot de passe :


Mot de Passe Perdu
Inscrivez vous sur le réseau de ME
Mettre à jour votre profil
Kit de l'entrepreneur au Maroc
M-Emploi, Newsletter Recrutement
Success Stories Maroc Entrepreneurs
Club London Finance
Annuaire Maroc Entrepreneurs - Compétences marocaines
Comptes Rendus événements Maroc Entrepreneurs
Maroc Hexagone 2007
 
 
Success-Stories M-E : Chakib Sbiti

Schlumberger, c’est le numéro 1 mondial des services pétroliers. Quand on feuillette le rapport annuel de cette société, au chapitre « top management », on trouve : Andrew Gould -Chairman & CEO-, Jean-Marc Perraud -Executive Vice-President & CFO-, et…Chakib Sbiti- Executive Vice President, Oilfield Services. Un marocain! Désireux d’en savoir davantage, nous sommes partis à la rencontre de ce manager marocain de 49 ans. Très rares sont les étudiants ou diplômés marocains en France à en avoir entendu parler. Malgré un agenda surchargé, Chakib Sbiti a pris le temps de visiter le site web de Maroc Entrepreneurs et de nous inviter au siège parisien de sa société.
Nous avons découvert un homme dynamique et souriant, soucieux de la condition des jeunes étudiants marocains en France. Des questions, il en avait pour nous lui aussi ! Mais surtout, Chakib Sbiti est un homme très modeste et discret. Lors de cet entretien, une phrase nous a marqué : « La discrétion a une élégance en elle-même ».
 


Maroc Entrepreneurs : Pourriez-vous nous rappeler votre parcours académique et professionnel ?


Chakib Sbiti :
J’ai passé mon bac à Rabat, au lycée Descartes, en 1973. Ensuite, je suis venu en France pour faire les classes préparatoires maths sup/spé et intégrer une école d’ingénieur, l’ENSI Caen. J’ai par la suite effectué mon service militaire à Marrakech durant 2 ans. J’étais à la recherche d’un travail au Maroc. J’en ai trouvé un, mais j’ai eu aussi l’opportunité de travailler avec la société Schlumberger, que j’ai fini par rejoindre en 1981. J’ai donc commencé ma carrière dans un domaine que je ne connaissais pas, à savoir l’exploration pétrolière. Au début, je pensais travailler chez Schlumberger pour une durée de 2 à 3 ans, puis rentrer au Maroc. Finalement, je suis toujours avec eux, après 23 ans.
Depuis les années 70, Schlumberger croit vraiment en la diversité des nationalités. Donc je suis arrivé au moment où la société s’ouvrait à toutes les nations. C’est une question de business car nous pensons….je dis « nous » car maintenant je fais partie du « système »…nous pensons que nous devons être à l’image de notre clientèle qui est diverse. Aujourd’hui, le management de la société est un management très divers. J’ai donc bénéficié, dans une certaine mesure, de cette ouverture. Lorsque vous commencez chez Schlumberger, vous commencez par une session de formation, avec des normes internationales, qui dure environ 3 ans, et vous pouvez être amené à travailler partout dans le monde. On démarre à la base, en tant que « field engineer », comme on dit vulgairement chez nous. J’ai donc commencé à travailler en Asie, sur les plate-formes pétrolières. Par la suite, la société offrant des opportunités diverses, j’ai eu l’occasion de faire du marketing, des sales, de la technologie, du personnel et du management à l’échelle du groupe, en Asie, au Moyen-Orient, en Amérique Latine, en Amérique du Nord et en Europe. Autrement dit, un peu partout. Tout cela fait que vous êtes exposés à des cultures diverses, et à des métiers divers. C’est assez prenant et c’est sans doute la raison pour laquelle je n’ai pas vu le temps passé.


Basé à Paris, le pôle « services pétroliers » de Schlumberger est le premier fournisseur mondial de services, de solutions et de technologies d’exploration / production pour l’industrie pétrolière. Y retrouver à sa tête un manager marocain de 49 ans peut fasciner tout diplômé ou étudiant marocain en France. Chakib Sbiti, quel est votre secret ?
L’environnement actuel fait que les opportunités offertes à un diplômé de toute nation sont beaucoup plus intéressantes qu’il y a une trentaine d’années. Le monde est aujourd’hui interconnecté, et l’accès à la connaissance est pratiquement disponible à tout le monde. Le monde est devenu beaucoup plus fluide. La définition de la firme multinationale des années 60 ou du début des années 70 ne s’applique plus. Les sociétés qui ont un avenir sont celles qui croient en la diversité des cultures et des sexes. Dès lors, l’équation devient assez simple. C’est une question de volonté et de ténacité. Il n’y a pas de formule magique qui fait que mon parcours soit extraordinaire. Vous trouverez beaucoup de gens comme moi, un peu partout. Ils ne sont juste pas assez connus. Mais c’est très bien ainsi, car la discrétion a une élégance en elle-même. .
Comme je vous l’ai dit, la société dans laquelle je travaille a un certain nombre de croyances, qui font que j’ai été très stimulé. Bien sûr, il y aussi un aspect « timing » : right time, right place. Je dois aussi beaucoup à ma famille qui m’a supporté : mon épouse, et mes enfants, qui ont du changer d’environnement à une douzaine de reprises.

Vous êtes parmi les hauts dirigeants d’un grand groupe franco-américain. Etes- vous une exception à la théorie du « plafond de verre » selon laquelle les postes à haute responsabilité sont inaccessibles aux étrangers ?
Le « glass ceiling » chez Schlumberger n’existe plus pour les nationalités. En revanche, en ce qui concerne la diversité des sexes, nous avons encore beaucoup de choses à faire. Parmi mes 18 collaborateurs, il y a 10 nationalités différentes, mais malheureusement aucune femme ! Comme j’ai deux filles, je me bats pour ce sujet qui me tient à cœur. On a commencé il y a une dizaine d’années un sérieux exercice de recrutement, à la base. En terme de carrière, nous faisons aussi en sorte que les femmes soient mieux représentées dans l’organisation. Nous avons commencé il y dix ans, nous en avons encore pour quelques années.
Vous parlez du groupe « franco-américain » Schlumberger. Je tiens à apporter quelques précisions à ce sujet. Cette société a été fondée en 1927 par les frères Schlumberger. Au départ, c’est une société française. La nature du business, l’histoire géopolitique du pétrole a fait que ces deux frères ont décidé de s’installer dans les pays où il y avait du pétrole. Ce qui est très peu connu, c’est qu’au départ, Schlumberger a beaucoup travaillé en Asie Centrale, avec les soviétiques. Elle a connu un certain nombre de hauts et de bas. Au début des années 30, c’est le business de l’Europe Centrale qui nous a aidé. Dans les années 40, avec le boom pétrolier aux Etats-Unis, et la guerre en Europe nous avons opéré un changement stratégique. Nous avons « plié bagages » et nous sommes partis aux Etats-Unis. Vous comprenez dès lors pourquoi la croyance en la diversité et un « business statement » chez Schlumberger. Nous avons eu des russes au début, puis des américains. Aujourd’hui, nous sommes présents(invariable je crois) sur tous les continents et nous avons des collaborateurs de toutes nationalités que nous recrutons dans les zones où nous avons du business. Nous faisons en sorte de respecter le poids de chaque marché dans notre business. Nous avons des saoudiens, des américains, des norvégiens, etc. La promotion se fait sur le mérite. Au départ, la phase d’entraînement, très intense, en anglais, est technique mais couvre aussi des domaines tels que l’éthique, la finance, les sales, le marketing. Elle a pour but de remettre tout le monde au même niveau. Après, c’est chacun pour soi…

Tout jeune diplômé marocain formé en France se trouve confronté à la question « classique » du retour au Maroc. Qu’en pensiez-vous à l’époque ? Et si c’était à refaire ?
Quand je suis rentré au Maroc pour faire mon service militaire, c’était dans l’optique de travailler au Maroc. J’ai cherché un travail et j’en ai trouvé un. En même temps, j’ai eu cette opportunité d’intégrer Schlumberger. J’ai saisis cette chance. Pour moi, c’était vraiment une aventure. L’objectif était d’acquérir une expérience, sans plus. J’y suis allé sans calcul particulier.
Les choses sont différentes aujourd’hui au Maroc. Bien entendu, mon point de vue est celui d’un observateur distant car malheureusement, étant donné l’état de l’exploration pétrolière au Maroc, je ne connais pas trop le tissu industriel et l’environnement au Maroc. Ce que je connais du Maroc d’aujourd’hui est de source informelle et familiale. Ce que je peux dire, c’est que nous avons la chance d’avoir un capital humain dans lequel on doit investir. Il faut valoriser ce capital humain en faisant en sorte que le système éducatif soit le plus efficace et le plus à même à armer ces masses de jeunes à affronter la vie. Je ne peux pas vous en dire plus, car faire une analyse plus poussée ne relève pas de mes compétences. La tache n’est certainement pas facile, mais il est clair qu’il y a un malaise aujourd’hui, malaise que je décèle lors de mes conversations avec les jeunes marocains.

Pensez-vous un jour mettre à profit vos compétences pour ce pays ?
Un jour viendra, la page Schlumberger sera tournée. A ce moment là, il est clair que je ne vais pas rester à rien faire. C’est tout ce que je peux dire.

Si demain matin, vous appreniez, en vous rasant, que le sol du Maroc regorge d’importantes ressources pétrolières, quelle serait votre réaction ?
Je pense que de part mon travail, je le saurais avant tout le monde (rires). Je donnerais un conseil à nos dirigeants, basé sur une expérience de plusieurs années dans le secteur : faites attention à bien exploiter « sagement » cette ressource. Le pétrole est très déstabilisateur. L’euphorie qui accompagne ce genre d’annonces fait que les intérêts à court-terme aveuglent les dirigeants. Cela les empêche de faire des plans appropriés sur le long terme. De nombreux pays ont « soudainement » appris qu’ils étaient riches avec le pétrole. Ils ont mené une politique basé sur le court-terme qui s’est soldée par un échec total. Tout ce que je souhaite au Maroc, si ça arrive, c’est qu’on ait la sagesse de gérer cette ressource correctement et de faire en sorte que la diversification industrielle et économique reste une priorité.

L’année 2004 a été marquée par le recentrage du groupe vers son cœur de métier, les services pétroliers. Dans ce cadre, Schlumberger a procédé à la cession de plusieurs activités, notamment celles des services informatiques, Schlumberger Sema, reprises par Atos Origin, ainsi que l’introduction en bourse d’Axalto, filiale spécialisée dans les cartes à microprocesseurs. Vous avez aussi conclu un accord avec PetroAlliance Services, prévoyant l’acquisition de cette société parapétrolière russe d’ici 2006.
N’est-il pas risqué de se recentrer sur une activité concurrentielle et cyclique ? N’avez-vous pas lié votre sort aux investissements des majors du pétrole et du gaz ?

Au fil des ans et surtout depuis les années 60 et 70, Schlumberger a tenté de se diversifier, pour un certain nombre de raisons. Cependant, la raison principale de ce choix de diversification ne vient absolument pas des préoccupations que l’on peut avoir à travailler dans une activité cyclique. C’est plutôt la conviction que Schlumberger est une entreprise / un groupe de technologie. Par conséquent, on a pu poser les bases de la diversification autour du secteur de la technologie. Les diverses expériences que le groupe a eues – qui ont connu des hauts et des bas – ont clairement démontré que nous pouvions être leaders dans le domaine énergétique et technologique.
Le recentrage autour du pétrole s’est effectué lors d’une phase de changement de management. Ce type de transition facilite généralement les changements. Nous ne pouvons rien contre la cyclicité de l’activité, c’est intrinsèque au business. Nous savons que les énergies fossiles resteront la première ressource disponible dans le monde dans les années à venir, 15 ans, 30 ans, qui sait, 100 ans peut-être. Dans tous les cas, en ce qui concerne le leadership du groupe, nous avons une position assez confortable pour nous permettre de croire que le recentrage sur le pétrole est la bonne solution.

Le groupe a annoncé cette décision de se recentrer sur les services pétroliers, estimant que dans un futur proche, les besoins d’énergie seront assurés par des gisements pétroliers vieillissants. Un investissement substantiel sera donc nécessaire pour supporter la production d’aujourd’hui et satisfaire la demande de « demain ». Mais Schlumberger ne sera-t-il pas menacé « après-demain » par le développement des énergies renouvelables ?

À la base, le développement économique a besoin d’une source d’énergie disponible. Au jour d’aujourd’hui et à ma connaissance, il n’y a pas d’alternative économique au pétrole et au gaz naturel, à grande échelle. Il est vrai qu’il existe un certain nombre de ressources énergétiques renouvelables et je crois qu’il est dans l’intérêt de l’humanité d’étudier le sujet autant que faire se peut car le pétrole et le gaz sont des ressources non renouvelables. Elles sont de plus en plus exploitées, et un jour viendra, il n’y en aura plus. Cela dit, il n’est pas seulement question de l’environnement et l’écologie, c’est une question de principe de base économique : pour que la croissance perdure, il faut absolument une source d’énergie qui soit disponible. Comme vous l’avez dit, le pétrole provient de plus en plus de réservoirs vieillissants et notre stratégie aujourd’hui est de travailler les technologies qui vont permettre d’extraire un maximum de ces réservoirs, jusqu’à la dernière goutte. Nous cherchons à atteindre « the last mile ».
L’extraction de pétrole de ces réservoirs est fonction d’un certain nombre de paramètres qui permettent de calculer une résultante : le « recovery factor » (NDLR : taux d’extraction). Aujourd’hui ce taux reste dans la fourchette : 10-15% au minimum, voire moins, et 60-75% dans le meilleur des cas. En moyenne, ce taux atteint 20 à 30% dans le monde aujourd’hui.
Or, si vous augmentez ce taux d’un point, c’est une année de consommation énergétique mondiale au rythme d’aujourd’hui que vous avez en plus ! Donc si le « recovery factor » passe de 20 à 40%, on ajoute 20 ans de consommation énergétique mondiale, au rythme d’aujourd’hui.
L’exploitation des réservoirs est en réalité beaucoup plus complexe qu’elle n’en a l’air. De plus, les exploits technologiques au service des industries pétrolières sont extraordinaires. Nous utilisons les dernières découvertes pour aller chercher « the last mile », « bien au fond et bien au chaud ».

La branche pétrole de Schlumberger a réalisé un exercice 2003 très satisfaisant avec un bénéfice (avant impôts et intérêts minoritaires) en croissance de 20%. A la fin du 1er semestre 2004, vous confirmez cette performance avec un résultat en progression de 23% par rapport au 1er semestre 2004. Alors que la période 2003-2004 a été difficile en raison de l’instabilité politique et économique dans plusieurs régions du monde, à quoi est due la bonne performance de Schlumberger ?
Tout d’abord, on n’est jamais assez satisfait de sa performance. C’est une erreur de tomber dans ce piège.
Notre activité dépend des investissements des compagnies pétrolières en recherche et développement et en exploitation de leurs réservoirs. A la fin des années 90, on a pris conscience -et ça s’est confirmé avec le temps- que l’abondance perçue du pétrole dans le monde ne correspond pas à la réalité. La demande et l’offre énergétiques réelles en ce qui concerne le pétrole et le gaz sont beaucoup plus proches qu’elles ne l’étaient il y a une vingtaine d’années.
Vous pouvez ajouter à cela d’autres facteurs : la reprise économique aux Etats-Unis, un « semblant » de reprise économique en Europe, et le miracle chinois. Cette conjoncture fait que nous sommes dans une configuration où les investissements dans l’exploitation et la recherche pétrolières continuent d’augmenter.
Nous sommes le leader mondial dans le domaine des services pétroliers. Nous faisons en sorte de conforter cette position par nos investissements en recherche et développement. Nous sommes en croissance aujourd’hui, et cette croissance va même s’accélérer dans les années à venir.
Le secteur dans lequel on travaille, l’énergie, reste vital pour la croissance économique et le bien être du monde.

Maroc Entrepreneurs : Comment gérez-vous votre présence à l’international et le risque pays, sachant que de nombreuses zones de production de pétrole et de gaz sont instables ?
Pour répondre à la montée de l’insécurité dans un certain nombre de pays où nous sommes présents, nous nous sommes organisés de manière à ce que notre personnel puisse travailler dans les conditions de sécurité les plus sûres. Nous nous engageons toujours après l’élaboration et la mise en place d’un plan sécuritaire qui permette d’offrir ces conditions. Le management des aspects sécuritaires se fait avec nos clients, qu’il s’agisse de sociétés multinationales (ExxonMobil, Total,…) ou de compagnies nationales (Saudi Aramco,…).

Avec la hausse du baril, les perspectives du secteur parapétrolier sont très favorables. Quelles sont les prévisions de Schlumberger pour l’exercice 2005 ?
Une croissance est prévue à un rythme soutenu : « croissance à fond » !
Nous sommes en train d’élaborer nos plans pour la période. Pour cela, il nous suffit de regarder les plans budgétaires de nos clients pour avoir une idée à peu près correcte de ce qu’il en est. Et comme je l’ai dit un peu plus tôt, nous allons avoir dans les années qui viennent une accélération de la croissance. Ce qu’on a vu jusqu’à présent n’est qu’un début.

Maroc Entrepreneurs : Quels sont vos perspectives de recrutement, et quels sont les profils les plus recherchés ?
Le recrutement est un sujet qui nous est cher. Schlumberger est une compagnie de services qui apporte une certaine technologie qui lui appartient, et qui l’exécute avec des hommes et des femmes qui viennent de tous les pays.
Tous les ans, nous recrutons entre 2000 et 3000 professionnels dans le monde. Nous recrutons des hommes et des femmes, des ingénieurs, des chercheurs, des techniciens,…
Notre politique de recrutement se fonde sur le mérite. Pour recruter, nous allons à la source, c’est à dire aux écoles et universités. Nous recrutons très peu des autres sociétés. Nous avons un vaste réseau de contacts directs avec les universités et écoles de part notre présence dans le monde et nous travaillons directement avec elles. Nous participons au cursus, en particulier dans le domaine de l’ingénierie pétrolière (petroleum engineering). Nous recrutons dans ces universités grâce à une présence et une visibilité sur les campus des zones où nous avons une activité. Nous n’avons aucune difficulté pour attirer des jeunes diplômés très talentueux.
En ce qui concerne les profils, Schlumberger étant une société de technologies et de services technique, la majorité des candidats que nous recrutons ont un background scientifique ou technique. Les spécialités sont vastes. Nous recrutons aussi bien dans le domaine de la science du pétrole que dans d’autres domaines de l’ingénierie. Je vous ai décrit au départ un système de formation qui permet une mise à niveau de tous les employés au terme de leurs trois premières années dans le groupe. En réalité notre véritable souci est de recruter des gens qui ont un profil approprié à l’environnement dans lequel on travaille, qui est très dynamique, très diversifié, presque agressif - dans le bon sens du terme-. Nous cherchons des gens « qui en veulent ».

Séquence mini questionnaire de Proust

ME : Votre devise ?
Chakib Sbiti : Je n’ai pas de devise particulière. Mais j’essaye autant que faire se peut, dans ma vie de tous les jours, de respecter des principes qui me viennent de mon éducation, de mes parents, de mon environnement ainsi que de mon expérience professionnelle. Je ne vais pas vous donner une leçon sur ces principes mais je peux vous dire que « they’re fine ».

ME : Votre livre de chevet ?
Chakib Sbiti : Je suis en train de lire un livre sur le Maroc, probablement assez controversé : « Les trois rois », d’Ignace Dalle. Il présente l’histoire du Maroc vue sous un certain aspect. J’ai découvert un certain nombre de choses en le lisant et en faisant des recoupements sur l’histoire contemporaine du Maroc. Il m’a surtout éclairé sur une partie de l’histoire du Maroc qui est celle de la post-indépendance.

ME : Votre dernier film au cinéma ?
Chakib Sbiti : « Nos plus belles années », film italien, très intéressant.

Chakib Sbiti, un dernier mot pour les étudiants et jeunes diplômés marocains en France, soucieux de contribuer au développement de leur pays ?
Je crois honnêtement que les opportunités en capital humain pour un pays comme le Maroc ne peuvent être sous estimées. Il y a un certain nombre d’activités qui - grâce à la technologie- sont en train de se re-localiser. Cela constitue une opportunité pour le Maroc. Ce serait une grossière erreur de ne pas capitaliser et faciliter la mise en place des structures qui permettent, dans un monde compétitif, de positionner le Maroc en « pays chouchou ». Ce n’est pas forcément seulement autour des technologies que cela est possible. Les économies deviennent de plus en plus fluides. Un certain nombre d’opportunités se présente. Je pense que pour tous ces jeunes marocains, il faut savoir croire en l’aventure et prendre des risques.

Propos recueillis par Nabil Mahraoui et Mounia Hajji

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
   

© Association Maroc Entrepreneurs 2008. Tous droits réservés
Plan du site | Contacts