Maroc Entrepreneurs : les projets gagnants
25 Juin 2008

 · Un «couple» franco-marocain remporte le 1er prix

· Les précieux conseils d’experts et de praticiens














Photo Vox Latina : http://www.voxlatina.com/image/vMaroc-Entrepr-voxlatina.gif
De gauche à droite : Johnny Petiot et Nadia Tamourgh, lauréats 2008 de « Tremplin Maroc » décerné par l’association Maroc Entrepreneurs ; Abdou Diop, directeur associé du cabinet conseil Masnaoui Mazars ; Daniel Bellahsen, Directeur du cabinet conseil Infogestion ; Amine Khalil, Président de Maroc Entrepreneurs.


L’École supérieure de commerce de Paris accueillait récemment la deuxième édition des «Rendez-vous de la création d’entreprise au Maroc» organisés par l’association d’étudiants marocains des grandes écoles françaises, «Maroc Entrepreneurs», qui œuvre en France et en Europe pour promouvoir l’esprit d’entreprise et en soutenir la création, afin de «contribuer au développement économique du Maroc». Parfaitement animée par le jeune président Amine Khalil, l’après-midi a commencé par la présentation des 5 projets présélectionnés, qui ont fait l’objet d’un soutien actif par l’association, particulièrement pour l’élaboration d’un plan prévisionnel (business plan) selon les règles de l’art, avec la contribution active des cabinets de conseil Infogestion, dirigé par Daniel Bellhasen, et Masnaoui Mazars, représenté par son directeur associé Abdou Diop. Aux quelque 200 étudiants et probables futurs entrepreneurs présents, ces experts ont prodigué des conseils dont la tonalité conviviale n’enlevait rien au professionnalisme. Ainsi, Daniel Bellhasen a-t-il développé la thématique du plan d’affaires prévisionnel: «C’est ce mécanisme réflexif qui construit le projet et fait émerger la rationalité de la future entreprise. En détaillant avec le plus grand soin sa vision des futurs produits, le candidat entrepreneur rend son projet chiffrable. C’est ainsi que l’on passe de la simple idée au projet concret». Abdou Diop, pour sa part, évoqua ce qu’il appelle «la tropicalisation» d’un projet préconçu en France, à savoir la prise en compte des réalités locales marocaines.
Adil Kabbaj, directeur d’investissement du Fonds Sindibad, rappela la vocation de celui-ci – accompagner et encourager l’entrepreneuriat au Maroc – et annonça la création prochaine d’un nouveau fonds, plus important que Sindibad, tout en indiquant qu’il était encore trop tôt pour en préciser les contours publiquement. Il releva aussi que les jeunes entrepreneurs peuvent désormais aussi compter sur l’essor récent du capital risque sur le marché marocain.
Khalil Azzouzi, DG de Sherpa Finance Club et du Fonds Dayam, insista sur le fait que le futur entrepreneur n’a pas à nourrir de complexes s’il n’est pas diplômé d’une grande école de commerce ou de gestion. «Ce qui compte beaucoup, c’est “la gnaque’’, la volonté d’y arriver!» affirma-t-il. Un propos d’ailleurs repris par Jean-René Fourtou, le coprésident du GIEFM et inlassable promoteur du Maroc en France, qui considéra pour sa part que «le caractère» est le point cardinal des qualités de l’entrepreneur. Bouthayna Iraqi, la bien connue créatrice d’entreprises, députée et présidente de l’Afem, insista elle aussi sur les valeurs d’engagement personnel: «Rien n’est plus important que l’avenir du Maroc, et vous le représentez aujourd’hui! Osez faire le saut! Entreprendre, c’est créer quelque chose de rien, c’est voir des solutions là où tous les autres ne voient que les problèmes. N’ayez pas de craintes ni de préjugés. Allez-y! Et les jeunes femmes aussi, car aucune loi n’interdit au Maroc à une femme de devenir entrepreneur! Et aujourd’hui, tout est fait pour faciliter chez nous la création d’entreprises».
Un point de vue sur lequel rebondit Fathallah Sijilmassi, ambassadeur de SM Mohammed VI en France: «Il s’est produit ces dernières années un déclic. Nous, Marocains, sommes passés de la parole à l’acte. Nous faisons, nous avons des réalisations tangibles. Et cela renforce la confiance en l’avenir. Oui, le Maroc est un pays qui peut gagner, et d’ailleurs nous avons commencé à le faire. Avec vous. Car le Maroc de demain, c’est vous, c’est nous, c’est ce que nous en ferons!»

Tandems

C’est donc un «couple» franco-marocain, Nadia Tamourgh et Johnny Petiot, qui a remporté le 1er prix 2008 de Tremplin Maroc décerné par Maroc Entrepreneurs. Leur projet est de créer une société de recherche spécialisée dans le traitement des données issues des études cliniques et épidémiologiques. L’offre, inédite à ce jour au Maroc, consiste en une prestation globale dans le domaine de la biométrie, incluant la saisie, le data management et l’analyse statistique. Pour leur projet, Nadia Tamourgh et Johnny Petiot ont programmé un investissement de 39.000 euros, dont 20.000 en apport de fonds propres. Ils envisagent de s’installer au Technopark de Casablanca. Le 2e prix a été remporté par Tariq Karra et Daniel Nguyen, autre tandem franco-marocain. Leur projet est la création d’une résidence médicalisée pour seniors français et européens, qui bénéficieront ainsi, au Maroc, d’une meilleure qualité de vie à un coût abordable pour des retraités moyens. Un marché prometteur s’il en est, vu les courbes de vieillissement inéluctable des populations européennes.

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