CHARGES RECURRENTES Une fois l'entreprise juridiquement et physiquement créée, elle devra couvrir ses charges récurrentes de production et de gestion : Salaires et charges sociales : les charges sociales, la couverture sociale, maladie et retraite, et autres assurances diverses. Il faut également faire une estimation de son propre salaire. Vous pouvez être exonéré de charges sociales, sous certaines conditions et notamment les premières années, selon le statut de votre entreprise et sa domiciliation. Charges de gestion : les honoraires de l'expert-comptable, de l'avocat. Loyer et consommation d'énergie, dits « frais généraux » : le loyer pour un local n'est pas une charge systématique : il est tout à fait possible dans un premier temps de domicilier l'entreprise chez vous. La consommation d'électricité, la connexion à Internet, le téléphone sont quant à elles des charges incompressibles. Taxes et impôts locaux : sauf exonérations, et en fonction du statut juridique de l'entreprise. S’ajoutent à ces charges récurrentes dans toute entreprise des charges plus spécifiques à l’activité exercée par l’entreprise : Charges de production, consommables, matières premières : une fois l'investissement en équipement effectué (machines, lignes de production,…), il est nécessaire d'estimer la répartition entre coûts fixes et coûts variables de production. Les coûts variables sont les coûts qui augmentent avec le niveau d'activité (par exemple les matières premières). Une bonne estimation du volume des ventes et donc du volume de production permet d'évaluer les décaissements à venir et donc d'éviter les problèmes de trésorerie. Charges de communication et publicité : ces charges varient de la conception et l’impression de « flyers » de publicité à l’achat d’espace d’annonce télévisé. Ce poste de coûts peut être extrêmement élevé, en particulier pour les entreprises de distribution ou d’industrie de grande consommation. Charges de Recherche et développement. On insistera sur l'importance de la gestion de la trésorerie, qui repose sur une bonne estimation des dépenses et des recettes dans le temps. Ceci permet de connaître le montant d'argent disponible à horizon 1 mois, 3 mois, 1 an, et donc de mieux gérer son argent, en évitant de recourir au découvert bancaire ou d'avoir trop d'argent en perte de valeur sur le compte de la société. Une mauvaise gestion risque de détériorer les relations avec les bailleurs de fonds, voire de mettre en péril l'entreprise. En phase de démarrage en particulier, l’entrepreneur doit prévoir un fonds de roulement très élevé, dans la mesure où il doit payer ses charges et constituer son stock de départ alors qu’il n’a pas encore commencé à vendre sa production. Mal géré, ce décalage entre décaissements et encaissements peut nuire à l’évolution de l’entreprise. |