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Le crowdfunding : un nouveau levier de développement de l’entrepreneuriat au Maroc

La finance participative : nouveau levier de développement pour les start-up…

Quel est son avenir au Maroc ? Comment coopérer pour mieux entreprendre en Afrique ?

Le principe existe depuis le 18ème siècle mais n’a revigoré le tissu entrepreneurial qu’à partir des années 2000. En effet, les premières approches du crowdfunding ou financement participatif sont nées lors du lancement de la campagne de récolte de fonds pour la construction de la Statue de la Liberté, dans le quotidien New York Journal. Depuis cet avènement, les Etats-Unis sont indéniablement considérés comme la terre du crowdfunding et comptent désormais 95 plateformes en activité. Les plus connues en matière d’investissement en capital ou « Equity crowdfunding » sont : IndieGoGo et Kickstarter créées respectivement en 2008 et 2009.

Outre les Etats-Unis, cette nouvelle alternative aux circuits de financement traditionnels a progressivement pris place sur le continent européen notamment en France où 70 plateformes ont été créées, dont 30 plateformes en phase de démarrage : KissKissBankBank, figure parmi les pionnières sur le marché. Selon une étude du cabinet BDO, 5ème réseau mondial d’audit et de conseil, le crowdfunding représentait 152 millions de fonds collectés sur les plateformes en 2014 contre 27 millions d’euros en 2012.

Les projets d’innovation et de création d’entreprises ne cessent d’éclore aux Etats-Unis, en Europe ou encore en Asie, mais sont à leurs premiers pas en Afrique et particulièrement au Maroc ; où la réglementation constitue une réelle entrave au fort potentiel local. Le second problème provient des contrats monétiques qui ne sont pas adaptés à la collecte de fonds sur les plateformes de crowdfunding nécessitant l’établissement d’un statut bancaire spécifique.

Ces raisons poussent les entrepreneurs à s’installer à l’étranger, comme en France où le crowdfunding est réglementé. Dans ce cadre, l’ordonnance du 1er octobre 2014 vient renforcer et légaliser davantage cette pratique. Une stratégie qui a permis la collecte, depuis 2010, de plus de 220 000 euros à travers le monde pour soutenir plus de 70 projets pour un montant moyen de 3 300 euros. Casablanca et Marrakech sont les deux villes qui ont le plus eu recours au crowdfunding. Si la croissance se poursuit, le marché marocain dépassera un million d’euros dès 2016. 

En somme, réussir la création de son entreprise ou son opération de levée de fonds par le biais du financement participatif ne relève plus de l’impossible. Ce vecteur de financement redonne espoir. Les expériences américaines et européennes sont une preuve de réussite incontestable. Toutefois, le Maroc devra fournir plus d’efforts en termes d’accompagnement et de communication afin de décloisonner et démocratiser cette pratique.

Le crowdfunding ou financement participatif deviendra-t-il le financement d’avenir ?

L’industrie du crowdfunding apportera-t-elle réellement un soutien à l'économie nationale ? 

Dans le cadre de l’économie collaborative, à quel degré le crowdfunding pourrait-il fédérer les forces vives présentes en Afrique autour de projets innovants ?

L’association Maroc Entrepreneurs et l’association Financement Participatif Méditerranée se feront un plaisir de vous accueillir le 30 septembre 2015 à l’Université Paris Dauphine (Place du Maréchal de Lattre de Tassigny, 75016 Paris), salle Raymond Aron, à partir de 18h30, en présence de* :

  • André JAUNAY : Coprésident de Financement Participatif Méditerranée et vice-président de Financement Participatif France
  • Arnaud POISSONNIER : Fondateur de Babyloan
  • Stéphanie SAVEL : Présidente de Wiseed
  • Thameur HEMDANE : Fondateur de CoFundy et Afrikwity
  • Mehdi OUCHALLAL : Of Counsel chez STC Partners
  • Ibrahim DIABAKHATE : Directeur Général de NXVISION
  • Fatima Zohra BENSAID :  Responsable des Partenariats du fonds JAIDA

* Liste non arrêtée

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