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Compte rendu du dîner de Maroc Entrepreneurs avec Ernst & Young le 19 avril 2004 à Lyon Ce dîner a réuni une vingtaine de personnes, autour du thème des investissements directs étrangers au Maroc. Les intervenants d’Ernst & Young, Mohamed Mabrouk, Manager Senior et Fabrice Reynaud, Manager se sont exprimés pour nous dresser le tableau de la situation au Maroc. Ce débat était d’autant plus intéressant que les deux intervenants exercent deux métiers différents au sein de E&Y : l’audit et le conseil, ce qui nous a permis d’avoir une vision complète des problématiques d’investissements directs étrangers au Maroc.
Le dîner s’est déroulé dans un cadre très convivial, au restaurant la Porte de Tunis, dans une ambiance détendue. Le débat s’est instauré tout au long du dîner, au fur et à mesure que les intervenants nous faisaient part de leur analyse. Les intervenants ont d’abord fait un bilan de la situation actuelle puis ont présenté les enjeux des IDE au Maroc. Nous avons d’abord fait le constat que le Maroc est complètement immergé dans la logique d’ouverture à l’international, avec les accords de libres échanges, d’où un intérêt croissant des investisseurs pour le pays, notamment attirés par le marché intérieur. Cependant, le Maroc doit veiller à l’image qu’il véhicule, puisque celle-ci reste encore plus touristique qu’économique. Il doit également savoir conserver ses avantages, et utiliser des leviers d’action pour faire face à la concurrence qui ne cesse de s’accroître, notamment dans le bassin méditerranéen. Ainsi, le pays doit privilégier un positionnement vers des niches à haute valeur ajoutée telles que les NTIC, avec le développement des call centers par exemple. Il doit aussi relever les défis qui se présentent à lui et mobiliser les moyens nécessaires pour atteindre ses objectifs. Puis, nous avons pris connaissance de quelques chiffres clefs sur la structure des importations et des exportations. Il en ressort que l’Union Européenne occupe une place privilégiée autant en pays fournisseur que pays client. L’UE est à l’origine de 85% des IDE au Maroc et la France reste de loin le premier investisseur direct étranger avec une part de marché de 51% entre 1997 et mi 2002. Nous avons également souligné les avantages et les inconvénients de l’exportation : opportunités pour les entreprises marocaines qui accèdent à de gros marchés, mais aussi risques liés aux accords de libre échange (agriculture par exemple) et une nécessité d’être compétitif et de remonter la chaîne de valeur pour faire face à la concurrence. Nous avons ensuite évoqué les critères de choix du pays pour les entreprises qui souhaitent d’implanter. Parmi ces critères, citons la disponibilité et la qualité des ressources humaines sur place, la fiscalité, la réactivité de l’administration, le rapatriement des bénéfices, les risques politiques et religieux …Et nous nous sommes d’ailleurs demandés si le contexte terroriste actuel ne représentait pas un élément de dissuasion majeur, mais selon les experts de E&Y, cela ne représente vraiment que l’UN des critères de sélection, et l’attractivité globale du pays, et notamment le cadre de vie qu’il offre sont peut être plus déterminants dans la prise de décision. Par la suite, nous avons énuméré les avantages du Maroc : environnement favorable, avec des avantages en terme de coûts de production et de productivité. Le coût de la main d’œuvre est très avantageux : 0,88 € / h soit plus de 7 fois moins cher qu’en France. Le Maroc est également bien positionné en terme de croissance du PIB, c’est un marché de consommation en forte croissance. On comprend dès lors que les IDE profitent certainement à l’entreprise qui s’implante, mais le Maroc aussi en tire des avantages : emploi de main d’œuvre, consommation de produits locaux, transferts de technologie et de savoir faire… Nous avons également souligné que l’organisation de la coupe du monde 2010, représenterait certainement une occasion sans précédent de « booster » le développement économique du pays et d’économiser des années d’efforts. Sans oublier que la contribution des jeunes est un élément essentiel au développement du pays. Nous avons par la suite élargi le débat vers toute la zone du Maghreb, en évoquant les avantages de la Tunisie et les problèmes de l’Algérie. Nous avons ainsi pu constater que la Tunisie représente le principal concurrent aux yeux des investisseurs internationaux. Celle-ci présente un plus grand dynamisme que le Maroc, et une avance au niveau des facilités juridiques et fiscales offertes aux investisseurs. Cependant, le marché domestique est plus réduit. Enfin, les intervenants nous ont exposé, à travers des exemples, les services d’accompagnement des entrepreneurs français au Maghreb proposés par E&Y Lyon. Le processus est le suivant: le cabinet constitue d’abord une équipe mixte constituée d’auditeurs, d’experts en conseil et de professionnels dans le domaine juridique et fiscal. Puis ils mènent une analyse comparative des lieux d’implantation, au bout de laquelle ils conseillent le pays qui convient le mieux selon le secteur d’activité. Après l’étude du montage juridique, financier et la recherche de partenaires, E&Y propose un accompagnement sur le site, par le biais des équipes locales qui prennent le relais. Tout le processus prend environ 2 mois et a évidemment un coût non négligeable. N’oublions pas de noter qu’il ne s’agit là que d’une démarche de conseil, et qu’en aucun cas le cabinet ne garantit le succès de la stratégie. Pour plus de détails sur l’exposé des intervenants, vous pouvez trouver la totalité des informations en cliquant sur le lien suivant http://www.marocentrepreneurs.com/cr/Rapport_me_ey_ide.pdf |
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