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Le "11
septembre marocain", un an plus tard... Le 16 mai 2003, en plein cœur de la capitale économique marocaine, on assiste impuissants à l’un des instants les plus tragiques de l’histoire du Maroc, où la violence a une nouvelle fois mis du sang sur son drapeau et marqué une nouvelle page de son livre noir. Il est environ 21 heures à Casablanca, tout paraît normal, rien ne semble prévoir le moindre risque de catastrophe, jusqu’au moment où 4 bombes explosent presque simultanément dans 4 lieux différents, très fréquentés par la population marocaine et par les touristes (l’hôtel Farah, le restaurant Positano, la Casa de Espana et le cercle amical juif de Casablanca). A cet instant précis, tout ce qui nous semblait ne pouvoir toucher que les autres, nous frappe alors de plein fouet et devient donc pour nous une triste et amère réalité. La population marocaine, bouleversée, réalise dès lors que la terre engendre quelques fois des fous. Les marocains, plongent ainsi dans la peur et le désarroi total et mesurent donc pour la première fois le risque représenté par le terrorisme sur le Maroc Conséquences de ces actes barbares et les mesures prises pour contrer le terrorisme A la suite des attentats de Casablanca, les autorités marocaines ont établi un bilan de 45 morts, dont les 12 kamikazes qui ont commis les attentats suicides et quelques dizaines de blessés. Ces kamikazes, pour la plupart issus des quartiers les plus défavorisés de Casablanca, faisaient partie de l’un des groupes les plus radicaux qui existent au Maroc : les Salafistes, qui sont originaires d’Arabie Saoudite. Les autorités marocaines débutent alors un combat sans précédent contre le terrorisme, elles procèdent alors à de nombreuses arrestations et continuent aujourd’hui à le faire. Plusieurs personnes ont été jugées dans le cadre de cette affaire, certains même ont encouru une peine de condamnation à mort ou la prison à perpétuité. Aussi, le 26 mai suivant les attentats, tout le royaume marocain s’est uni pour condamner ces actes terroristes. Une manifestation a été organisée dans la ville « meurtrie », Casablanca, sous le slogan « touche pas à mon pays » et sous le symbole de « la main de Aicha ».Cette manifestation, une des plus grandes qu’ait connu le Maroc, a rassemblé plus d’un million de personnes. On pouvait y voir marcher, dans les rues, main dans la main, les musulmans et les juifs du Maroc pour montrer que le Maroc est un havre de paix et de tolérance. La situation au Maroc un an après les attentats Aujourd’hui le Maroc, se relève peu à peu de cet épisode noir de son histoire et continue avec autant d’acharnement son combat contre le terrorisme, que ce soit dans un cadre national ou international. Ce combat est encore plus soutenu, depuis les attentats sanglants du 11 mars 2004 à Madrid, car plusieurs noms marocains ont été associés à ces actes terroristes. Le Maroc est devenu aujourd’hui un pays source de terrorisme aux yeux de l’opinion internationale et il travaille à changer cette image qui ne lui ressemble pas et qu’il refuse d’intégrer pour redevenir ce pays paisible, ce pays de soleil et d’hospitalité. Le Maroc est donc conscient de sa situation critique actuelle sur la scène internationale et ne compte pas baisser les bras devant les différentes personnes ou organisations qui veulent nuire à sa tranquillité. Le Maroc collabore d’ailleurs de manière très étroite avec les autorités espagnoles et françaises dans le cadre des enquêtes relatives aux attentats de Madrid, il a même livré une liste de suspects marocains accusés d’avoir participé à l’organisation de ces actes terroristes. Par ailleurs une nouvelle loi devrait être votée pour faire du 16 mai un jour férié, un jour qui serait appelé « le jour du drapeau » (ou fête du drapeau national), où l’on observera une minute de silence, dans tout le royaume, à la mémoire de toutes les victimes innocentes des attentats du 16 mai. Ce jour permettra aussi de rappeler à toutes les personnes qui commettent ou soutiennent les actes terroristes qu’elles ne sont pas du tout les bienvenues au Maroc. Ainsi, le Maroc et la population marocaine poursuivent et continueront à poursuivre un combat sans pitié contre toute sorte de terrorisme et contre toutes ces personnes qui commettent des actes inhumains au nom de Dieu et au nom de l’Islam, mais qui n’ont en réalité aucun rapport avec cette religion de paix, de tolérance et d’amour. |
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