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Tourisme : Etat des
lieux
Par
Oumama Kettani
Le
secteur touristique en 2003
- 6,9 % PIB
- 600.000 emplois directs
- 5,9 milliards de DH de flux d’investissement
- 97.000 lits classés
Objectifs à l’horizon 2010
- 10 millions de visiteurs
- 7 millions de touristes hébergés en hôtels classés
- 5 nouvelles stations balnéaires
- 3 milliards d’investissements
- 20 % PIB
Le secteur touristique qui a été secoué par de nombreuses crises au cours de
la décennie ( première guerre du Golfe, attentats de Marrakech, Intifada de
1999, dernièrement les attentats du 11 septembre et la dernière guerre du
Golfe) semble globalement bien résister. Depuis 1999, les investissements à
long terme ont permis la création de 21.526 lits et 8.927 emplois directs.
Si le Maroc dispose d’atouts non négligeables représentés par ses 2 façades
maritimes avec un important potentiel de développement du tourisme
balnéaire, des villes historiques, des montagnes vierges et des déserts
pouvant favoriser un tourisme d’aventure à plus forte valeur ajoutée, c’est
un secteur encore lourdement pénalisé par :
- le Foncier
- la Fiscalité
- le Financement
- la Formation professionnelle.
Aujourd’hui, un seul mot d’ordre : 10 millions de visiteurs à l’horizon
2010. Ce programme connu sous le nom de Vision 2010 a été présenté
par le Roi lors des assises nationales du tourisme de Marrakech en janvier
2001. Concrètement, ce programme s’est traduit par la signature d’un accord
cadre entre la Fédération du Tourisme de la Confédération Générale des
Entreprises Marocaines et l’Etat marocain ainsi que la proposition d’une loi
sur le tourisme. Le Maroc ambitionne donc de passer, en l’espace de 10 ans,
de la 39e à l’une des 20 premières destinations mondiales.
Sous l’impulsion de l’accord cadre, a été lancé le Plan Azur. Il
s’agit de développer six nouvelles zones à haut potentiel situées à
proximité des aéroports : Khmis Sahel (Larache) / Mogador-Diabet (Essaouira)
/ Saïda Ras El Ma (Oujda), El Haouzia (El Jadida), Taghazout-Plage Blanche
(Guelmim).La réalisation de ces sites permettra de doubler la capacité d
‘hébergement, en portant le nombre total de lits à 180.000. Le principe de
développement de ces zones est simple : l’Etat confie à un organisme privé
la charge d’aménager puis de vendre des zones foncières prêtes à l’emploi.
L’Etat pour sa part, se charge des infrastructures hors sites ( eau,
électricité…). La sélection de ces aménageurs - développeurs a débuté au
premier trimestre 2003.
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